Mélanie FUENTES : la fabuleuse Lady des gentlemen ludiques

 Si je devais estimer la valeur de Mélanie FUENTES en me basant sur le fameux adage "tout ce qui est rare est cher", je me retrouverai ici à parler d'une TRES grande valeur.

Il n'y a qu'à se fier au petit nombre d'interview et de photos de l'illustratrice sur le net ! Il est assez difficile de trouver des informations sur elle. Alors non, ce n'est pas qu'elle ne mérite pas ces marques d'attention numérique mais plutôt que Mélanie FUENTES est discrète. Mais pas seulement. Elle est aussi très douée.

L'une des marques de fabrique de la maison d'édition Libellud, c'est bien la qualité des illustrations de leurs jeux. En 2009, il était donc normal, au regard de son talent, que la stagiaire de l'époque, Mélanie FUENTES, passa à tout autre chose que la préparation du café au sein de cette maison d'édition. Sans hésiter, Régis Bonnessée et Jean-Louis-Roubira lui confièrent les illustrations de Fabula.
A sa sortie en boutique, j'avais été complètement hypnotisé par Fabula. Je ne voyais que cette splendide boîte dans la magasin. Ni une, ni deux, je l'ai achetée et je ne l'ai pas regretté. Les illustrations étaient empruntes d'une poésie magique, pleine de lumière.


Dans la digne veine de "MarieféedespinceauxCardouat", "MélaniereinedeslumièresFuentes" assurait un S.Q.I. (Suivi Qualité Imaginaire) que beaucoup de maison d'édition leur ont certainement envié depuis...

Ma seconde rencontre avec Mélanie FUENTES, si l'on peut appeler ça une rencontre, a été lorsqu'elle m'a gentiment  envoyé une photo de son bureau pour le petit jeu "Kibossou" de ce blog (oui, parce qu'en plus d'être timide et douée, elle est gentille).


J'ai adoré cet endroit ! Tout en arrondis. Mais... Mais !? Mélanie FUENTES vivait-elle enfermée dans un donjon ? Dans un moulin ?

Après plusieurs mois passés à cogiter, j'ai voulu en savoir un peu plus sur Mélanie FUENTES. Je lui ai gentiment (moi aussi je suis gentil) envoyé une petite salve de questions portant sur sa manière de travailler en général et plus particulièrement sur le nouveau jeu qu'elle vient d'illustrer : Ladies & Gentlemen de Loïc Lamy (toujours chez Libellud).

Et voici ses réponses :

Bulle de Jeux : Sur ton bureau, pour la photo du Kibossou que tu m'avais envoyée, on voyait des tubes de peinture. Es-tu plus dessinatrice ou peintre ?
Mélanie Fuentes : Je ne sais pas... J'aime les deux, dessiner et peindre ! Selon moi, ces deux choses sont complémentaires dans l'illustration : le dessin apporte la forme et la couleur amène une ambiance.
 
BDJ : Comment travailles-tu techniquement pour réaliser une illustration pour un jeu ? Par quelles étapes passes-tu ?
MF : Pour Ladies&Gentlemen, comme pour Fabula, j'ai utilisé le numérique pour la mise en couleur (une autre forme de peinture). Après avoir réalisé croquis et recherches, je pose sur papier un crayonné simple en lignes claires que je scanne. Une fois mon dessin sur écran, je fais une recherche rapide d'ombres et lumières, ce qui amorce une ambiance, pour enfin placer la couleur pour terminer l'image.
 
BDJ : Quel attention portes-tu aux lumières et éclairages dans tes illustrations ? J'ai l'impression que tu en joues beaucoup.

 Travail de recherche d'ambiance pour la couverture du jeu
 
MF : J'y accorde beaucoup d'importance lorsque l'image demande d'avoir un ton particulier car c'est la lumière qui influence l'atmosphère de l'image. On peut jouer aussi sur la lumière pour mettre en évidence un élément, un plan dans l'image, pour forcer le regard à se porter sur une zone voulue... En gros elle affirme un choix, donne du caractère à l'image.
 
BDJ : Pour Fabula, tu découvrais l'univers et le mode de fonctionnement des illustrations pour un jeu de société. Avec quel recul as-tu abordé ton deuxième jeu Ladies & Gentlemen ?
MF : Je ne sais pas... Avec un tout petit peu plus de recul, mais je reste encore novice dans ce milieu !

BDJ : Si le jeu Fabula est basé sur une mécanique très narrative, Ladies & Gentlemen est plus beaucoup dans le "tactico-stratégico-vicieux". As-tu modifié ta manière de travailler tes illustrations pour autant ?
MF : Oui et non... Il est vrai que pour Fabula, la narration y était beaucoup plus présente. Pour Ladies & Gentlemen j'ai plus travaillé sur le côté de la forme immédiate, efficace, figurative. Cependant, j'essaie de rester avant tout narrative dans mon dessin, car je fonctionne comme ça : chaque élément, personnage, décor, doit être vivant et doit donc avoir sa propre histoire... Je me pose tout un tas de questions lorsque je dessine : pourquoi cette morphologie ? Quelle attitude ? Quelle ligne ou mouvement ? Etc...
 
Du crayonné au coloré ...
 
BDJ : Toi qui n'aime pas particulièrement les clichés, comment as-tu abordé l'énorme idée reçue "l'homme travaille et la femme dépense" présente dans Ladies & Gentlemen ?
MF : Je n'aime pas les clichés, mais ils ne me dérangent pas dans le dessin, bien au contraire ! J'aime jouer avec les clichés, m'en moquer. Ils permettent de faire appel au sens commun dans notre culture, et ainsi, par exemple "typer" un personnage pour lui donner une histoire, un caractère. Dans le jeu, on est joueur, on se met à la place de personnage. Dans Ladies & Gentlemen, les rôles se jouent à l'époque Victorienne où les moeurs étaient ainsi, donc autant s'en amuser ! On ne s'en amuserait pas de la même manière si aujourd'hui c'était encore le cas !
 

Recherche de traits pour les servantes
 
 

Voilà. J'ai réussi à en savoir un peu plus sur Mélanie FUENTES. Mais comme toute femme de classe, elle s'était bien gardée de révéler son côté élégant par ses paroles. Mais ses illustrations parlent pour elle ...

 


Oui, je suis maintenant convaincu que derrière les illustrations d'un "gribouilleux" (ou d'une gribouilleuse !) se camoufle les traits de caractère de son auteur(e).

Je résume : Mélanie FUENTES est discrète, douée, gentille et élégante. Pour le reste de ses qualités (et certainement certains de ses défauts), j'attendrai de la rencontrer en chair et en os pour vous en parler (quand elle sera descendu de son donjon).
Mais une chose est d'ores et déjà certaine. Avec de telles traits de caractère Mélanie FUENTES ne pouvait que mériter ce titre de "fabuleuse Lady des gentlemen ludiques".
A quand le titre officialisé de Reine des Lumières me direz-vous ? Très certainement après les illustrations du prochain jeu sur lequel elle travaillera ; car c'est sûr, plus personne ne sera dupe, si elle continue à nous éblouir à chaque production...
 
Tetdos



Pour voir les photos en un format plus grand, cliquez dessus.

 

Pour visiter le blog Mélanie FUENTES : cliquez ici



Pour en savoir plus sur Ladies & Gentlemen : sur le site de Libellud
 



"Tu étais là, Tony ROCHON..."

 
"Tu étais là, Tony Rochon                             
Toi l'auvergnat, qui sans façon
M'a donné un petit peu de toi
Quand dans ma vie il faisait froid
En m'dédicassant cette boîte-là

Ce n'était rien qu'un peu de toi
Mais ça m'a réchauffé le corps 
Mais pour certain, ça vaut de l'or
                                               Je sais qu'on t'en d'mandera encore
                                               Et que jamais tu n'refuseras ..."



Il est des personnes que vous croisez, comme ça, un peu par malheur hasard, au détour d'un festival et avec qui, très rapidement, vous sentez que vous allez bien vous faire chier entendre.
L'illustrateur Tony ROCHON est l'un de ceux-là.
Simple, souriant, la petite blague foireuse toujours présente, cet homme a le chic pour vous mettre dans l'embarras à l'aise.
Que cela soit sur le plus grand salon du jeu d'Essen ou sur le splendide petit festival de Plouescat (29), vous pouvez l'aborder avec la même simplicité si vous lui demandez de l'argent, une bière, une dédicace.
 
Alors n'allez pas croire que je voue un culte particulier à Tony ROCHON, mais je dois avouer qu'il m'a déjà bien rendu service.
L'été dernier, avec des amis du coin, nous organisions notre premier festival de jeu avec pour énormes moyens 700€ en tout et pour tout. Conscient de la nécessité d'une affiche qui assure et qui attire, je suis allé à la pêche aux moules bonnes âmes... Et contre une grosse quantité de bouffe poignée de main et une bonne bière, il nous a réalisé gratuitement l'illustration de notre affiche. Ce "petit" geste est assez révélateur de sa personnalité en fait.
 
Car sous ses airs de méchant grognon se cache un grand sensible doux qui aime bien "faire comme si" et ses illustrations de jeux en sont assez mauvaises révélatrices. Jugez plutôt.
 
Ce personnage de Blackrock City (Blackrock), est l'un des derniers que Tony ROCHON ait illustré pour le petit monde ludique. Je dis l'un des derniers car Tony ROCHON a déjà illustré plusieurs jeux de société (Garçon, Leader One, Huuue !, Jarnac, Caméléon, The Boss, Ces Années-là). Il travaille d'ailleurs sur le prochain jeu Illopeli (Kenya) et sur d'autres encore...
Mais revenons à ce personnage de Blackrock City.
L'œil  vitreux, mal rasé, peigné avec une fourche, ce pistolero mexicain est la caricature de Tony ROCHON. Nous passerons sur ce style impeccable qui consiste à transformer quelques coups de crayons gris (qu'il maîtrise depuis peu tout petit) en une splendide illustration desservie par une mise en valeur des reliefs et des éclairages propres à son auteur. Nous ne sommes pas là pour flatter de l'égo d'illustrateur.
 
 
Non, concentrons-nous sur cette mine renfrognée, sur ce sourcil froncé, sur ces rides frontales prononcées... Cela ne vous rappelle personne ?
 
 
Non ? Toujours pas ? Allez, cette tête, toute en rondeurs...
 
 
Je ne peux pas croire que vous ne voyiez pas la ressemblance ... 
 
 
Remontez en haut de cette page et regardez la première photo. Il n'y a pas comme un petit air hein ? Alors ! Je vous l'avais dit !
 
Passer des heures, petit, à regarder Récré A2, puis écouter du Iran Maiden quelques années plus tard et dessiner des femmes nues en s'inspirant de je ne sais quel bouquin qui trainait dans sa chambre : c'est ça Tony ROCHON.
Alors ok, vu comme ça, on se dit que cet illustrateur est un adolescent attardé adulescent qui n'a pas fini de sortir des années 80's nous étonner. 
Mais quand on apprend que son talent est reconnu par ses pairs, et qu'en plus il se penche sérieusement sur l'illustration de livres pour enfants (illustrateur et patron de sa propre maison d'édition "Loustiks"), on se dit que, définitivement, Tony ROCHON n'a pas envie de grandir.
 
Et c'est peut-être ça, sa spécificité. Avoir su garder en tête toutes les images de son enfance, avoir eu le talent de les coucher sur du papier, avoir appris à maîtriser les couleurs numériques et la mise en lumière, avoir eu envie d'en faire profiter les autres et surtout, surtout, avoir conservé une gentillesse énorme.
Car en se donnant des airs d'auvergnat bourru (j'aurais pu dire breton tiens) et en vannant les gens dès que l'occasion se présente, il cache bien son jeu...
 
Et bien, moi aussi, j'aime bien faire comme si je ne l'aimais pas Tony ROCHON.
 
Tetdos
 
Pour visiter le blog Tony ROCHON : cliquez ici
Pour en savoir plus sur les édtions Loustiks: cliquez ici



L'Actu des Z'illus #2 (19/01/2013)

Ce blog a pour vocation de mettre en avant les illustrateurs de jeux de société. Cet éclairage est évidemment plus facile lorsqu'il est associé à la sortie d'un jeu. Mais le travail des illustrateurs est long et fastidieux. Bien en amont de la sortie du dit jeu ! Et tous n'ont pas toujours une actualité en rapport avec les jeux de société...
Pour cette raison et afin de se répondre à cette question "Que font les illustrateurs de leur quotidien, là, tout de suite ? ", voici, rien que pour vous...


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Le journal qui vous dit tout du quotidien des z'illustrateurs... et ils vous le disent eux-même !__________________________________________________________________________
 
 
"Je finalise les dernières bidouilles pour Kenya, le prochain jeu d'Ilopeli. Boîte ok, cartes ok. Ne me reste plus qu'à intégrer les textes étrangers dans la règle. Ensuite, je continue les illustrations du prochain jeu Grosso Modo... Woalà..."
Tony Rochon
 
 
 
"Je travaille actuellement sur un jeu de In Ludo Veritas, qui s'appelle Crazy Time (le premier jeu fou de Alex Putfin). La PAO sera assurée par Ian Parovel.
Je travaille aussi sur un jeu pour Cocktail Game où je ne fais pas d'illustration mais du graphisme (montage photo-mise en page)
... et sur des images à caractère informatif et sérieux pour la LIDJA. (Ligue Intériste Des Jeux d'Ambiance)."
Bony


 
 

"Je commence un projet dont je peux absolument pas parler vu que c'est pour une boiîe américaine et que j'ai même pas le droit de la citer (!!!)... Du coup, c'est très étonnant car c'est la première fois que je bosse pour une boîte aussi grosse et où c'est aussi réglementé... Mais du coup, c'est presque cool. En même temps, je m'attaque à un story board pour du doc-fiction pour Arte avec plein des dinosaures dedans ! Ha pis, sinon, je taffe aussi en arrière plan sur les couleurs d'un album BD de 150 pages pour un pote et à ma propre BD car maintenant que c'est officiel, y a plus aucun éditeur qui signe... Me suis dit que c'était le moment ! "
Pierô
 
 
Cyril Bouquet

" Je bosse sur le prochain jeu Jactaléa (pour 2 joueurs), une petite bombe à base de cartes, et sur un jeu d'entreprise."
Cyril Bouquet






"Je n'illustre pas de jeu pour le moment, mais une nouvelle série de cartes postales urgente. Et comme Arnaud (Demaegd), je travaille pour moi et sur la construction d'un site (et c'est pas gagné ^^). " Marie Cardouat




 "Je commence, en cette fin Janvier, l'ultime couverture pour le 'Club des Chevaux Magiques' (BD) chez Grund Jeunesse. Un long chemin a été fait après quelques années de travail ici et là sur la série et plus d'une dizaine de tomes." David Revoy







"Là je ne fais vraiment rien (comme d'habitude). D'ailleurs, faut que j'y retourne ! " Martin Vidberg


 

 
"Une fois n'est pas coutume, en attendant le prochain Ystari, je travaille pour moi à des images 100% personnelles, 0% illustratives ! " Arnaud Demaegd





Rose Kipik
 "Je travaille sur l'affiche d'un festival ludique (affiches, bannières web, etc, etc...). Je suis aussi sur une nouvelle série de stickers pour le jeu Facebook ILYA et sur une autre série de pictos pour une nouvelle application (jeu) Facebook. Enfin,  je prépare mes cours pour la Sorbonne (je commence le dernier semestre)." Rose Kipik
 

 
Jean-Baptiste Reynaud
 
"Je continue de travailler sur certaines cartes de Drakerz et surtout sur mon projet BD "Cloaca Maxima".
Jean-Baptiste Reynaud
 
 
 
Etienne Yuio Simon
 
 
 
"Je me tourne les pouces mais créativement !"  Yuio
 
 
 
 
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Edition du samedi 19 Janvier 2013                               N°2                         Bulle De Jeux __________________________________________________________________________
Tetdos
PS : Tous ces propos sont ceux de leurs auteurs et n'engagent que leur bonne foi. Si d'aventure, leurs affirmations étaient érronées et qu'ils passent, en réalité, leur temps à jouer et à boire des coups avec leurs amis (ce qui n'est pas répréhensible en soi), Bulle de Jeux ne pourrait en aucun cas être tenu pour responsable.




L'Actu des Z'illus #1 (27/11/2012)

Ce blog a pour vocation de mettre en avant les illustrateurs de jeux de société. Cet éclairage est  évidemment plus facile lorsqu'il est associé à la sortie d'un jeu. Mais le travail des illustrateurs est long et fastidieux. Bien en amont de la sortie du dit jeu ! Et tous n'ont pas toujours une actualité en rapport avec les jeux de société...
Pour cette raison et afin de se répondre à cette question "Que font les illustrateurs de leur quotidien, là, tout de suite ? ", voici, rien que pour vous...

    
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Le journal qui vous dit tout du quotidien des z'illustrateurs... et ils vous le disent eux-même !__________________________________________________________________________
 

"Je travaille actuellement sur Migrato avec Opla et Florent Toscano. On est en plein dans le cambouis ! Je bosse aussi sur Mistery Party-le set d'introduction chez Cocktail Games avec Guillaume Montiage. Pareil, on est dans le cambouis. C'est tout pour les jeux. Sinon, c'est l'affiche du festival Ludinord 2013, le logo d'une asso sur Paris, le logo d'un auteur à part (c'est pas que je suis mystérieux mais c'est que ça se trouve il le finira sans moi parce que j'aurais été trop lent !). Ah oui, et comme je suis aussi infographiste je m'occupe de la préparation des fichiers de Panik pour Ilopeli, un jeu de Alain Rivollet qui est fini d'être illustré depuis quelques temps mais qui n'était pas encore mis en forme." Bony




"Moi, en ce moment, je ne fais pas du jeu de société... Même si j'ai toujours mon put*** de plateau de Rampage à finir !"
Pierô





"Moi je donne des cours de dessin, je ne prends plus du tout de commandes. Plus de jeux de société, rien, nada. On verra l'année prochaine." Mathieu Leyssenne







"En ce moment, je fais les règles illustrées du molkky pour Mölkky Association. Le jeu Steampark va bientôt sortir chez Cranio. Pour ma part, j'en ai fini toutes les illustrations. A moins qu'ils fassent des changements de dernière minute et qu'ils me demandent des dessins supplémentaires...  Et sinon en dehors du jeu, je fais des couvertures pour des livres de mathématiques pour une maison d'édition belge. Je suis aussi en pleine recherche d'idées pour de nouvelles cartes postales. Et je vais bientôt commencer un bouquin...C'est un projet de diplôme que j'avais bossé entièrement seule (illustrations et textes). Ca va parler cuisine !" Marie Cardouat



"Je suis sur un jeu de 32 cartes éducatif et un peu spirituel dans un style new-age/fantasy pour un éditeur Australien.
Je ne peux malheureusement pas en dire plus car je suis sous un contrat de type 'non-disclosure agreement' .
On travaille carte après carte comme des tableaux et à ce rythme-là, j'y suis encore en janvier 2013 !"
David Revoy





"Là tout de suite, rien de spécial sur le plan des illustrations de jeux. Mais je fais surtout de la BD à la base, ce qui me bouffe 90% du temps." Martin Vidberg





"Je travaille en ce moment sur les illus intérieures de l'extension de Sherlock Holmes Détective Conseil. On est dans la dernière ligne droite." Nériac
 
 
 
 
 
"Je travaille sur un projet de jeu pour IIopeli intitulé Kenya. Tous mes personnages et le haut de la boite sont finalisés. Il me reste quelques retouches sur la mise en page des cartes. A faire complètement : dos de boite et règles. Je travaille "Zen", on est dans les temps..."
Tony Rochon
 
 
 
 
"Je viens de finir les couvertures de Sherlock Holmes Détective Conseil (campagne Carlton House) pour Ystari, je suis en train de finir la couverture de Spyrium, le nouveau jeu de William Attia (pour Ystari), et il va vraiment falloir que je me mette à l'affiche du festival d'Issy que je dois terminer la semaine prochaine !" Arnaud Demaegd



 
"Pas d'illustration de jeu de société pour moi en ce moment mais du jeu quand même : je suis sur la nouvelle campagne de communication de LudiBreizh 2013 ! Et sinon des illustrations pour un livret-jeu d'une autre commune bretonne ..." Mathieu Pinon


 
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Edition du jeudi 29 Novembre 2012                                  N°1                                      Bulle De Jeux __________________________________________________________________________
 
Tetdos
 
PS : Tous ces propos sont ceux de leurs auteurs et n'engagent que leur bonne foi. Si d'aventure, leurs affirmations étaient érronées et qu'ils passent, en réalité, leur temps à jouer et à boire des coups avec leurs amis (ce qui n'est pas répréhensible en soi), Bulle de Jeux ne pourrait en aucun cas être tenu pour responsable.
 
 
 
 
 
 

Les illustrateurs en mode "bonus" ?


Le mois dernier j'ai eu la chance de vivre de l'intérieur le 30ème salon SPIEL d'Essen. Ce salon, c'est LE salon où tous les différents représentants du petit monde ludique se retrouvent tous les ans : éditeurs, auteurs, illustrateurs, distributeurs, revendeurs, joueurs, ma sœur. Ha non, elle, elle n'y était pas. Pardon.
 
Cet événement est connu et reconnu par toute la profession et bon nombre d'articles voient le jour après l'événement.
Ces articles relatent telle ou telle sortie de jeu, telle ou telle rencontre, tels ou tels achats de masse ramenés à grande peine dans de petits coffres de voitures où les joueurs se sont entassés pour réduire les frais de déplacement...
 
Y étant dans un cadre de travail d'animation, je n'ai guère eu beaucoup de temps pour flâner au gré des kilomètres d'allées qui bordent les très nombreux stands des 9 halls remplis comme des œufs durant le salon. J'ai quand même pu m'apercevoir de certaines choses que je tenais à vous confier par ces quelques lignes, car moi aussi, je m'en vais vous faire un petit compte-rendu personnalisé.
 
Pour info, le hall 5 fait environ la taille d'un demi terrain de foot . Et même si tout n'est pas utilisé, ça fait quand même un peu de surface ...
 
Comme je vous l’ai dit, tout ce que la profession du monde ludique mondial compte comme rouages étaient présents et certains d’entre eux étaient bien visibles.
 
En premier lieu, les animateurs de jeux de société. Cette catégorie à laquelle j’appartiens, était présente pour expliquer les règles de jeux aux nombreux joueurs qui n’attendaient que cela. Les maisons d’édition comptent sur ces animateurs pour assurer le lien vers les joueurs. Là, maîtrise de deux langues obligatoire car, ne l’oublions pas, nous sommes en Allemagne : français/anglais, allemand/anglais, allemand/français, c’est la base de la communication dans ces cas-là. Pas toujours facile, mais on y arrive.
 
Autre catégorie assez visible pour qui les a déjà vus en photo : les auteurs de jeux. La raison de leur présence est évidente et la rencontre auteur-joueurs est toujours un plaisir pour les uns comme pour les autres. De plus, bon nombre de rendez-vous d’affaire entre auteurs et éditeurs se déroulent durant le salon.
 
Dernière catégorie que j’évoquerai ici, les illustrateurs de jeux. Alors eux, leur cas est un petit peu à part. Ils n’ont ni vocation à expliquer le jeu qu’ils ont illustré, ni le loisir de se pencher sur la prochaine charte graphique de l’éditeur avec lequel ils aimeraient travailler. Non. Leur présence est en quelque sorte un « bonus » pour les joueurs. Assis derrières des montagnes de boîtes que les joueurs peuvent acheter, les illustrateurs une fois bien installés, ouvrent leurs crayons pour ne les refermer qu’après un nombre incalculable de dédicaces ! Quel intérêt me direz-vous ? Et bien certains joueurs, dont votre serviteur, adorent avoir le fond de leur couvercle de boîte de jeu gribouillé de manière personnalisée.
 
 
Au-delà de ce « bonus en boîte colorée», un salon comme Essen est l’endroit où croiser de très nombreux illustrateurs qui, lorsqu’ils en ont terminé avec les dédicaces, sont hyper disponibles pour une petite discussion. Il est alors aisé de réaliser que les illustrateurs sont des personnes comme vous et moi, avec deux bras, deux mains, dix doigts… Sauf qu’eux, quand ils laissent voyager la mine un crayon sur un coin de table en papier au restaurant, tout de suite, cela ressemble à quelque chose …
 
 
Au gré  de mon petit temps libre, j’ai pu croiser YUIO, BONY, Tony ROCHON, PIERÔ, Vincent DUTRAIT et Marie CARDOUAT. D’autres étaient aussi présents, mais, à mon grand désespoir,  je les ai loupés : NAÏADE, Martin VIDBERG, Chiara VERCESI et Valentina PASTORINO, et bien d’autres certainement.
 
YUIO est grand. Vraiment très grand...
 
Une fois de plus, j’ai pu constater la gentillesse de ces personnes et regretter, encore, de ne pas pouvoir passer plus de temps avec eux. Certains viennent tous les ans car ils sont eux-mêmes joueurs. D’autres viennent spécifiquement donner un coup de pouce à la mise en valeur du jeu sur lequel ils ont travaillés. En tous, tous arboraient un grand sourire et une disponibilité sans faille.
 
Vincent DUTRAIT a ce petit quelque chose dans le regard ...
 
Je me pose dès lors une question. Les joueurs viennent-ils pour acheter une nouveauté spécifique qu’ils ont repérée auparavant et profitent de la présence de l’illustrateur  pour la faire dédicacer ? Où décident-ils d’acheter un jeu qui n’était pas sur leur liste et dont ils ne savent que peu de chose mais le font quand même car une dédicace se fait dans une boîte achetée sur place et qu’il serait dommage de laisser passer l’opportunité d’un gribouillis personnalisé ? (respiration...) 
En résumé : les illustrateurs sont-ils des "incitateurs d'achat" ou des "bonus post-achat" ?
 
Une seule chose est certaine. Lorsqu'ils sont présents, les illustrateurs de jeux sont vraiment sollicités par le public et le font toujours avec le sourire. Certains joueurs leur apportent même à manger pour tenir le coup ! Alors messieurs et mesdames qui enjolivez les belles mécaniques des auteurs de jeux, continuez à tenir le coup, on adore ça, nous les joueurs. Que vous soyiez des "incitateurs" ou des "bonus", peu importe. Plus que jamais, vous faites partie du monde ludique comme tous les autres rouages précédemment cités (sauf ma soeur).
 
Tetdos